«On soigne l’accueil des immigrants, parce que la communauté a besoin d’eux!»

 LAMBTON – Lambton, la deuxième ville-centre de la MRC du Granit, a créé un comité spécifique pour peaufiner l’accueil des nouveaux arrivants, lesquels viennent enrichir la communauté, car ils arrivent avec leurs précieux bagages : leur bonne humeur, leur culture colorée, leurs sourires qui dénotent leur espoir en la vie nouvelle qui s’offre à eux, car ils ont souvent laissé derrière eux une existence plus difficile que celle qu’ils découvrent dans leur nouveau patelin d’adoption.

Le Comité d’accueil lambtonien les prend en charge, leur facilite la vie dans la mesure du possible, les chouchoute aussi un peu, surtout les enfants qui arrivent, comme s’ils étaient leurs propres enfants, car un sentiment de déracinement peut les affecter plus directement; et pour les adultes qui les accompagnent, ils sont reçus comme des amis de longue date, qu’on revoit avec plaisir.

Ils ont beau arriver de loin, on les croit sur parole, on leur fait confiance, on leur sourit en retour. Car avec leur arrivée, chacun sait que c’est la communauté qui s’enrichit par la diversité culturelle, les nouvelles idées qui animent ces nouveaux visages et la force de leurs bras et la vivacité de leur intelligence, qu’ils fournissent à des industriels ou des commerçants qui ont bien besoin d’eux. Chacun se réjouit de la nouvelle couleur qu’ils apportent à la routine des jours.

Le coordonnateur par intérim du Comité des loisirs, Michel Fillion, prend à cœur son rôle de soutien à tous les organismes de Lambton. Il participe volontiers à l’accueil des nouveaux arrivants, qui ne fait pas exception, apportant son assistance à la responsable, Murielle Bélanger.

«En plus des cinq personnes du comité, qui est en formation, nous avons une banque de personnes qui acceptent d’aider, dont un mécano, un menuisier… Nous avons préparé une pochette qu’on leur remet à leur arrivée, qui contient des informations utiles localement, des services auxquels ils peuvent avoir recours pour certains besoins, et des activités organisées pour eux. Nous rencontrons les familles, on leur remet aussi notre bulletin municipal, L’Info-Lambton. Pour nous, on croit que maintenir une structure, c’est important, afin de faciliter leur arrivée et leur intégration dans la municipalité», déclare Michel Fillion.

Vendredi dernier, 8 février, il a collaboré à préparer et à tenir une activité, en collaboration avec les Cuisines collectives et la Banque alimentaire du Granit, reliées au Centre d’action bénévole de Lac-Mégantic, qui avait justement lieu à l’aréna de Lambton, pour aider des nouveaux arrivants dans la préparation de nourriture avec des aliments québécois, pour les aider à se nourrir, ce qui diffère largement de ce qu’ils préparent dans leurs pays d’origine, la Côte d’ivoire et le Rwanda.

De Côté d’ivoire, c’est la famille Kouamé, composée du père Konan-Ferdinand, bientôt 56 ans, et ses trois enfants, Patrick Jakhdiel, 10 ans, Marie Eunice, 15 ans, et Marie Michelle, 16 ans; du Rwanda, il s’agit de Michel Kizungu, 59 ans.

 

Si Konan-Ferdinand est arrivé au Québec en 2014, à Longueuil, où il avait trouvé l’accueil beaucoup plus froid, il n’hésite pas à témoigner de l’accueil beaucoup plus chaleureux qu’il a trouvé à Lambton.

«Ici nous avons reçu un très bel accueil. Ils nous ont payé deux mois de loyer, nous ont donné des bons d’achats de nourriture, ils nous ont aidés à nous intégrer. Ils ont trouvé de la place à l’école pour mes trois enfants, deux à la polyvalente Montignac, à Lac-Mégantic, et pour Patrick à l’école primaire de la Feuille-d’Or, ici à Lambton. Ils nous ont adoptés, les gens nous saluent, ils sont chaleureux, ils ont offert des choses aux enfants!», énumère volontiers Konan-Ferdinand Kouamé, un ingénieur des travaux publics dans son pays d’origine.

Il a fait affaire avec une agence de placement pour trouver du travail au Québec, ce qui l’a amené à effectuer divers emplois, plutôt variés. «Ici au Québec, il faut faire davantage nos preuves.» Il est actuellement en recherche d’un autre emploi.

Pour sa part, Michel Kizungu est arrivé au Québec en octobre 2017, à Montréal, et a trouvé difficile son premier contact avec la neige. «Je suis resté à la maison, au début, dans mon logement du 5e étage. Je sortais le moins possible, seulement pour aller rencontrer mon avocat ou pour me rendre dans les régions que j’ai visitées», déclare-t-il, amusé.

Car il en a vu, des coins de pays! «Je suis allé à Sherbrooke, Kamouraska-La Pocatière, Lotbinière, Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe, Plessisville, Gatineau et la ville de Québec. Mais c’est ici, à Lambton, que j’ai trouvé ce que je cherchais. Je suis fier d’être Lambtonien, il y a des lacs, la forêts, les gens… j’aime le Québec, le travail, je me sens bien entouré. Ici, les enfants me saluent, c’est un bon signe d’intégration et je me sens accepté. Même que les gens m’invitent à aller manger chez eux, comme ce fut le cas pour le réveillon de Noël», confie-t-il, les yeux pétillants.

«La seule chose qui me dérange, c’est qu’il n’y a pas de transport en commun. Mon permis de conduire de mon pays a été utile six mois seulement. Là il faut obtenir le permis de conduire du Québec, mais la signalisation est différente et l’examen théorique n’est pas évident. Je me reprends bientôt pour une troisième fois. Pour conduire, en pratique, ce n’est pas un problème pour moi…», admet-il. Au Rwanda, il agissait comme chauffeur pour le ministère de la Justice, puis a travaillé dans une usine de matelas. À Lambton, il travaille pour l’entreprise Portes Lambton, comme aide opérateur divers, le titre officiel de son travail qui l’amène là où les tâches le réclament.

Il a eu de l’aide pour s’installer dans son logement. «Je suis heureux de l’accueil que j’ai reçu, ils m’ont donné un vélo pour me rendre au travail. Puis ils l’ont remplacé quand les pneus du premier vélo ont été trop usés. Actuellement, avec la neige, ce n’est pas pratique, mais mon chef d’équipe, Gordon Beaudoin, me véhicule gratuitement, car je ne peux pas faire le trajet à pied.»

«Comme on nous a aidés à notre arrivée, j’aimerais le faire pour d’autres nouveaux arrivants», exprime Michel Kizungu, visiblement intéressé par la manière d’inviter les gens en provenance d’ailleurs.

Récemment, un couple de Brésiliens vient aussi d’arriver à Lambton et fait l’objet d’une attention particulière. La femme travaille chez Portes Lambton, alors que l’homme a été engagé par une petite entreprise locale.

«Nous avons le soutien de la Municipalité, ce qui est très important pour nous et nous permet de structurer toute cette aide aux nouveaux arrivants. Nous le faisons aussi pour des travailleurs saisonniers, des Guatémaltèques qui travaillent dans des fermes sur le territoire de Lambton», admet Michel Fillion.

«Nous essayons d’impliquer les entrepreneurs et les manufacturiers qui peuvent avoir des besoins de main-d’oeuvre à combler», conclut-il.

 

Source :                                            Municipalité de Lambton
Collaboration à la rédaction :         Martel Communication
Une photo est fournie, pouvant illustrer ce texte.
Bas de vignette de la photo RM-LambtonImmigration-02.jpg :
Au terme de l’activité de préparation de nourriture, la photo de famille a réuni les participants avec les portions que chacun des nouveaux arrivants a préparées et pouvait apporter : une bonne soupe, un pâté chinois et des petits gâteaux. De g. à d., Patrick 10 ans, Konan-Ferdinand Kouamé, Marie Michelle 16 ans, Michel Fillion, coordonnateur des loisirs par intérim, Marie Eunice, 15 ans, Michel Kizungu, et Lise Grégoire, agente de service des Cuisines collectives, qui prônent de saines habitudes alimentaires et des trucs pour faciliter la visite à l’épicerie.
Crédit-photo : Ronald Martel

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